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SYNOPSIS

Sur un tronçon isolé de la Route 66, des touristes français s'arrêtent au bord d'une route poussiéreuse et isolée, à un modeste restaurant du désert. Ses bardeaux bruns sont blanchis par le soleil, mais il s'agit sans aucun doute du décor du film culte "Bagdad Café", sorti en 1987. Le cinéma d'art et d'essai allemand a élevé cet humble endroit au rang de destination mythique pour les cinéphiles, en particulier les Européens.

 

Un train passe en grondant. Un château d'eau s'élève. Les touristes prennent des selfies. Mais leur pèlerinage pourrait prendre fin. Depuis la pandémie, le Bagdad Café est en voie d'extinction. Même la machine à café est cassée.

 

"Les Français ont toujours été très gentils avec moi", se souvient Andrea Pruett, 82 ans, tandis que son amie Kim mouille et peigne soigneusement ses cheveux pâles et soyeux. Les touristes viennent toujours, mais ils sont peu nombreux. Autrefois, avec son juke-box et sa piste de danse, le Bagdad Café était l'attraction principale à des kilomètres à la ronde.

 

Il y a longtemps, en 1996, Andrea et son mari Harold Pruett Sr. ont quitté Los Angeles pour poursuivre un rêve : restaurer et gérer ce lieu devenu mythique regorgeant de souvenirs. Des tragédies ont  malheureusement suivi, le destin est venu frappé durement la famille : le décès de leur fils suivi peu après par celui du mari d'Andréa. En plein deuil, Andrea est restée dans le désert, et le Café est devenu son univers.

 

Aujourd'hui, elle est entourée de personnes hautes en couleurs que l'on croirait tout droit sorties d'un roman de fiction mais pourtant bien réelles, de véritables survivants unis par la solidarité et la gentillesse. Cette communauté excentrique parviendra-t-elle à briser la malédiction de l'effondrement et à rouvrir le Café ?

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Dans le style de Honeyland, Paris Texas, Some Kind of Heaven et The Truffle Hunters, l'histoire se déroule lentement et méditativement à travers le regard rêveur et doux d'une Andrea de plus en plus distraite, mais qui s'accroche néanmoins à son rêve. Suite à l'incendie de sa maison, Andréa est désormais obligée de dormir à l'intérieur de son café sur une banquette. Le café lui, est marqué par l'usure du temps : les trous dans le plafond, les fenêtres brisées et la poussière qui s'infiltre dans le bâtiment, sont autant de signes de malheur qui ont frappé à sa porte. Pourtant, sa communauté atypique d'irréductibles amoureux du désert est déterminée à l'aider. A proximité, les eaux de Newberry Springs sont toxiques et desséchées.

Le monde entier est en train de changer au point de devenir méconnaissable. Le Café sera-t-il également effacé ?

 

Les souvenirs sur les murs et le plafond s'entremêlent aux souvenirs d'Andrea. Les conversations sont décousues et sincères. Les yeux bruns d'Andrea brillent d'une lumière étrangement jeune. Elle ne se souvient plus de son lieu de naissance ni de qui elle était avant le Café. Est-ce vraiment important ? La cinématographie reprend avec humour les angles bizarres du bijou cinématographique d'Adlon. Alors que les nuits étoilées s'étendent à l'infini, Andrea et ses amis veulent rester dans l'endroit qu'ils aiment, les uns avec les autres. Une oasis d'humanité s'attarde dans ce sanctuaire encore luminescent.

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